Importer un avion des États-Unis au Canada
Vous avez trouvé un appareil sur un site américain ? Le prix affiché n'est que le début. Voici les taxes, les droits et les papiers que la plupart des acheteurs découvrent trop tard, expliqués pour un acheteur canadien — et pourquoi l'écart avec un appareil déjà immatriculé ici est souvent plus mince qu'il en a l'air.
Ce n'est pas un cas rare
18 934 des 33 600 aéronefs inscrits au Registre des aéronefs civils canadiens ont été construits aux États-Unis, soit environ 56 % du parc. Votre importation suit un chemin que des milliers de propriétaires canadiens ont déjà parcouru.
Convertissez, puis ajoutez ce que le prix affiché ne dit pas
Le prix sur l'annonce américaine est un point de départ, pas un coût. Il faut y ajouter le change du jour, la TPS, la taxe provinciale, les droits s'il y en a, le convoyage ou le transport, l'inspection d'importation et les honoraires du courtier en douane. Une fois tout additionné, un appareil américain revient couramment de 10 à 20 % au-dessus de son prix converti.
La TPS de 5 % se perçoit à la frontière
Elle s'applique sur la valeur de l'aéronef en dollars canadiens au moment de l'importation. Elle n'est pas optionnelle et elle n'attend pas : c'est la première somme à prévoir en liquide après le prix d'achat.
La taxe provinciale s'ajoute, et se règle souvent après coup
Au Québec, la TVQ de 9,975 % s'applique en plus de la TPS. Ailleurs, c'est la partie provinciale de la TVH ou la taxe de vente provinciale, à un taux différent selon la province, et elle est fréquemment autocotisée après l'importation plutôt que perçue à la frontière. C'est la ligne que les acheteurs oublient le plus souvent, parce qu'elle arrive des semaines plus tard.
Les droits de douane : l'ACEUM décide
Un aéronef construit aux États-Unis, au Canada ou au Mexique entre généralement en franchise de droits sous l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Un aéronef construit ailleurs — en France, en Italie, en République tchèque — peut être assujetti à des droits. Faites confirmer le taux exact par un courtier en douane avant d'acheter, pas après.
La taxe de luxe fédérale ne s'applique plus aux aéronefs
Depuis le 5 novembre 2025, la taxe de luxe fédérale n'est plus exigible sur les aéronefs (avis LTN5 de l'Agence du revenu du Canada et projet de loi C-15). Elle pouvait auparavant ajouter jusqu'à 10 % au-dessus de 100 000 $. Cette ligne a disparu ; la TPS et les taxes provinciales, elles, demeurent. Vérifiez l'état du dossier auprès de l'ARC avant de bâtir votre budget sur cette page.
Les documents, dans l'ordre
Habituellement : l'acte de vente, un certificat de navigabilité pour exportation délivré par le vendeur américain, la déclaration en douane à l'entrée, la radiation du registre américain, puis l'immatriculation canadienne et le certificat de navigabilité canadien auprès de Transports Canada. Beaucoup d'acheteurs prévoient aussi une inspection d'importation. Un maillon manquant — le plus souvent le certificat d'exportation — immobilise l'appareil des semaines.
Comparez avec ce qui est déjà au Canada
Une fois le coût rendu chiffré, comparez-le honnêtement à un appareil équivalent déjà immatriculé ici : pas de frontière, pas de courtier, pas de conversion de dossiers. Voyez les avions à vendre au Canada. La différence est souvent plus mince qu'elle en avait l'air.
Chiffrer votre cas
Notre estimateur convertit le prix au taux quotidien de la Banque du Canada et ajoute la TPS, la taxe de votre province et les droits. Il est pour l'instant en anglais — nous vous le disons avant que vous cliquiez — mais les chiffres, eux, sont les mêmes dans les deux langues.
Ouvrir l'estimateur d'importationFaut-il payer la taxe de luxe en important un avion au Canada ?
Non. Depuis le 5 novembre 2025, la taxe de luxe fédérale n'est plus exigible sur les aéronefs, selon l'avis LTN5 de l'Agence du revenu du Canada et le projet de loi C-15. Les achats de plus de 100 000 $ y étaient auparavant assujettis jusqu'à 10 %. La TPS et les taxes provinciales continuent de s'appliquer.
Paie-t-on la TPS à l'importation d'un aéronef ?
Oui. La TPS de 5 % est perçue à la frontière sur la valeur de l'aéronef en dollars canadiens. Selon votre province, la taxe de vente provinciale ou la partie provinciale de la TVH s'ajoute souvent, et elle est fréquemment autocotisée après l'importation. Au Québec, la TVQ est de 9,975 %.
Y a-t-il des droits de douane sur un avion importé des États-Unis ?
Les aéronefs construits aux États-Unis, au Canada ou au Mexique entrent généralement en franchise de droits sous l'ACEUM. Un aéronef construit ailleurs peut être assujetti à des droits : faites confirmer le taux exact par un courtier en douane avant l'achat.
Quels documents faut-il pour importer un avion des États-Unis ?
Habituellement : un acte de vente, un certificat de navigabilité pour exportation remis par le vendeur, la déclaration en douane canadienne, la radiation de l'immatriculation américaine, puis l'immatriculation canadienne et un certificat de navigabilité canadien auprès de Transports Canada. Beaucoup d'acheteurs budgètent aussi une inspection d'importation.
Est-ce moins cher d'acheter un avion aux États-Unis ou au Canada ?
Après le change, les taxes, le convoyage et les formalités, un appareil américain coûte couramment de 10 à 20 % de plus que son prix converti. Comparez le coût réel rendu au Canada avec les annonces canadiennes avant de traverser la frontière.
L'appareil garde-t-il son immatriculation américaine ?
Non. L'immatriculation américaine en N- est radiée et l'aéronef reçoit une immatriculation canadienne commençant par C-. Vous pouvez ensuite vérifier la nouvelle immatriculation dans le Registre des aéronefs civils canadiens.
Avant de traverser la frontière
Lisez le guide de l'acheteur au Canada — budget réel, inspection préachat et formalités de Transports Canada — puis comparez avec ce qui est déjà à vendre ici.
Chiffres du parc tirés du Registre des aéronefs civils canadiens, à jour au September 17, 2026. Données sur les aéronefs reproduites et diffusées avec la permission du gouvernement du Canada (Registre des aéronefs civils canadiens de Transports Canada). Estimation et information générale seulement : ceci ne constitue ni un avis douanier, ni un avis fiscal, ni un avis juridique. Les règles varient selon la province, l'usage et l'historique de l'aéronef, et la taxe provinciale est souvent autocotisée après l'importation. Faites confirmer votre cas par un courtier en douane et par Transports Canada. MarketPlane.ca n'est pas affilié à Transports Canada.